Être visible dans ChatGPT et les assistants IA : ce qui marche vraiment pour une PME

En bref

  • Depuis la fin de 2024, ChatGPT fait lui aussi des recherches sur le Web et cite ses sources, comme Perplexity ou Copilot avant lui. Leurs réponses s’appuient sur des moteurs de recherche, sur les sites des entreprises et sur les répertoires en ligne.
  • Pour une PME, les leviers qui comptent sont connus : un site lisible, un profil d’entreprise Google soigné, des informations cohérentes partout et des mentions sur d’autres sites.
  • Le fichier llms.txt et les promesses de « référencement IA garanti » ne sont pas une priorité.

« Je l’ai demandé à ChatGPT. » La phrase est devenue banale, y compris chez les clients qui cherchent un entrepreneur, un restaurant ou une agence Web. Au Québec, 52 % des internautes avaient déjà utilisé un outil d’IA générative à l’automne 2025, contre 33 % un an plus tôt, et ChatGPT est de loin le plus populaire. Les gens ne tapent plus seulement des mots-clés dans Google : ils posent une question complète à un assistant, et ils lisent la réponse.

La question pour une entreprise devient donc : quand quelqu’un demande à une IA « quelle agence pour refaire mon site Web à Montréal? » ou « un bon plombier à Laval? », est-ce que votre nom sort? Et sinon, qu’est-ce qu’on peut y faire? Voici ce que l’on sait, preuves à l’appui, et ce que nous conseillons.

Comment on en est arrivé là

  • 31 octobre 2024 : OpenAI lance la recherche Web dans ChatGPT. L’assistant ne répond plus seulement de mémoire, il va chercher des pages et les cite.
  • 5 février 2025 : la recherche dans ChatGPT devient accessible sans compte.
  • Mars à mai 2025 : Claude, l’assistant d’Anthropic, ajoute à son tour la recherche Web, d’abord aux États-Unis puis partout.
  • 21 août 2025 : le Mode IA de Google arrive au Canada en anglais, puis en français le 14 octobre.
  • Octobre 2025 : ChatGPT revendique 800 millions d’utilisateurs par semaine. Il dépasse les 900 millions en février 2026.
  • 10 février 2026 : Microsoft ajoute un rapport « AI Performance » dans Bing Webmaster Tools, qui montre quand un site est cité par Copilot.
  • 11 août 2026 : l’application Gemini de Google dépasse le milliard d’utilisateurs par mois.

D’où viennent les réponses des assistants

C’est la question clé, et la réponse est moins mystérieuse qu’on le croit.

Des moteurs de recherche

Quand ChatGPT cherche sur le Web, il passe par des moteurs de recherche partenaires. OpenAI ne détaille pas lesquels, mais une étude de l’agence Seer Interactive montrait au début de 2025 que 87 % des sources citées par ChatGPT figuraient dans les 20 premiers résultats de Bing. Une étude plus large d’Ahrefs, publiée en août 2025 sur 15 000 questions, nuance fortement : pour ChatGPT, seulement 8 % environ des pages citées figuraient dans le top 10 de Google ou de Bing. Conclusion prudente : être bien référencé aide, mais l’assistant va aussi chercher plus loin.

Des sources que l’entreprise contrôle

Une étude de Yext, portant sur 6,8 millions de citations, indique que 86 % des sources citées par les assistants sont des contenus gérés par les marques elles-mêmes : leurs sites (44 %) et leurs fiches dans les répertoires et plateformes (42 %). C’est une étude d’éditeur, à lire avec recul, mais elle va dans le sens de ce que l’on observe : votre site et vos fiches sont la matière première.

Des fiches locales

Pour les recherches locales, les assistants s’appuient beaucoup sur les fiches d’entreprise et les répertoires. Selon une analyse de BrightLocal, le Mode IA de Google puise largement dans les profils d’entreprise Google. Les avis, les heures d’ouverture, les catégories et les photos y jouent donc un rôle direct.

Ce qu’on dit de vous ailleurs

Une étude d’Ahrefs sur 75 000 marques a mesuré que les mentions de la marque sur d’autres sites étaient bien plus liées à la visibilité dans les réponses IA de Google que les liens entrants. C’est une corrélation, pas une preuve de cause à effet. Mais c’est logique : une IA reprend plus volontiers une entreprise dont parlent les médias locaux, des partenaires ou des clients.

Ce qui marche, concrètement

1. Un site que les robots peuvent lire

Vérifiez que votre site n’interdit pas l’accès aux robots des moteurs et des assistants. Pour ChatGPT, c’est le robot OAI-SearchBot qui compte pour apparaître dans les résultats de recherche. Bloquer GPTBot, le robot qui sert à entraîner les modèles, n’empêche pas d’être cité. Et les informations clés (services, tarifs, territoire desservi, heures d’ouverture, adresse) doivent être écrites en texte, pas enfermées dans des images.

2. Des pages qui répondent aux vraies questions

Les assistants reprennent des informations précises : « à partir de 2 500 $ », « intervention en 48 heures », « Montréal, Laval et Rive-Sud ». Une page qui répond clairement à une question que se posent vos clients a beaucoup plus de chances d’être reprise qu’une page qui parle de « solutions novatrices ». Et si votre clientèle est bilingue, vos pages doivent l’être aussi : vos clients interrogent les assistants dans leur langue.

3. Un profil d’entreprise Google irréprochable

Catégories justes, heures d’ouverture à jour, services détaillés, photos récentes, avis réguliers et réponses à chaque avis. C’est le levier le plus rentable pour une entreprise locale, que la recherche passe par Google, Gemini ou un autre assistant.

4. Les mêmes informations partout

Nom, adresse, téléphone, heures d’ouverture : identiques sur votre site, votre profil Google, Bing Places, Apple Business Connect, PagesJaunes.ca, Yelp, les répertoires de votre secteur et vos réseaux sociaux. Une IA qui trouve deux adresses différentes hésite, et une IA qui hésite cite quelqu’un d’autre.

5. Faire parler de vous

Un article dans un média local, une mention sur le site d’une association, d’un partenaire ou d’un salon, un témoignage client publié ailleurs que chez vous. C’est du travail de fond, mais c’est ce qui construit la réputation, aux yeux des humains comme des IA.

6. Mesurer ce qui est mesurable

Le trafic issu des réponses IA de Google est comptabilisé dans la Search Console, avec le reste. Bing Webmaster Tools montre désormais les citations dans Copilot. Et la mesure la plus simple reste la meilleure : demander à chaque nouveau client comment il vous a trouvé.

Ce qui ne sert à rien (pour l’instant)

Le fichier llms.txt. Proposé en 2024 pour « guider » les IA dans un site, il est partout sur LinkedIn. En juin 2025, John Mueller, de Google, rappelait qu’aucun système d’IA ne l’utilisait. Le guide de Google mis à jour en juillet 2026 le confirme : aucun fichier spécial n’est nécessaire, et Google Search ne s’en sert pas. Ça ne fait pas de mal, mais ce n’est pas là qu’il faut passer du temps.

Les promesses de « référencement IA garanti ». Personne ne contrôle ce que répond un assistant. Méfiez-vous des offres qui promettent d’apparaître dans ChatGPT en quinze jours.

Produire du texte en masse. Des dizaines d’articles générés automatiquement n’aident ni votre image ni votre visibilité. Les IA, comme Google, cherchent des sources fiables et précises.

Notre avis

On parle beaucoup de GEO, de « référencement IA » ou d’AIO, comme s’il fallait tout réinventer. En réalité, les fondations sont les mêmes que pour un bon référencement local : un site clair et rapide, des informations précises et cohérentes, un profil Google soigné et une réputation qui se construit. La différence, c’est que les erreurs se paient plus vite, parce que l’IA choisit une poignée de sources là où Google affichait dix liens. Pour aller plus loin sur Google, lisez notre article sur les aperçus IA et le Mode IA.

Si vous voulez savoir ce que les assistants IA disent de votre entreprise aujourd’hui, nous pouvons faire le test avec vous, en français et en anglais, et vous dire quoi corriger en priorité. C’est le point de départ de notre accompagnement en référencement, à Montréal comme à distance. Contactez-nous.

Sources

Artisane qui travaille sur son ordinateur portable dans son atelier de poterie

Autres actualités